le petit monde québécois d'aurélie

tout a commencé le 21 octobre 2005

super huggy alimente non blog 29 juillet 2006

Filed under: blog — Aurélie @ 17:12
  
   Oui  oui super huggy, mon supper huggy a encore frappé !!!  Elle nous a encore dégoté un bon plan de sous les fagots. Tel que vous nous voyez là, nous sommes accrédités pour couvrir les Outgames de Montréal. Oui Madame ! Je vous entends dire "bah c’est quoi est ce encore que ce truc là"  Moi même je ne le savais pas avant de decrocher ces passes magiques.
 
Les Outgames c’est une manifestation culturelle et sportive non exclusive qui permet à tout le monde de vivre l’expérience de la compétition. Repris tous les 4 ans ( la prochaine aura lieu a Copenhague exeptionnellement en 2009 afin de se détacher des Gay Games ). Les Outgames seront toujours accompagnés d’une conférence sur les droits des LGBT = les gays en gros. La différence entre les Outgames et Gay Games c’est que les premiers sont ouverts aussi aux hétérosexuels. Les Outgames n’imposent aucun critère de sélection pour la qualification aux 35 disciplines sportives proposées, sauf une adhésion aux idéaux promus par l’organisation: la participation, le respect, l’honnêteté, l’innovation, la diversité et le renforcement de l’autonomie.
Si les Outgames adopte aujourd’hui cette philosophie, c’est d’abord à cause d’une scission, celle d’avec les Gay Games. Après avoir obtenu le droit de présenter et produire les Jeux Gais de 2006, le comité organisateur de Montréal a connu des tensions avec la Fédération des jeux gais. Celle-ci exigeait de Montréal de faire les choses plus modérément. «Ça été une période très difficile, reconnaît Louise Roy, directrice générale des Outgames. Nous, on voyait grand; eux voulaient qu’on réduise nos ardeurs.»
Résultat : lors d’une réunion de son conseil d’administration, la Fédération a retiré à Montréal le droit de tenir l’événement. «Cette décision est venue du conseil d’administration sauf qu’on n’a jamais vu la proposition et le résultat du vote, explique Mme Roy. Ça été assez cavalier de nous avoir rejetés du revers de la main. Cela dit, le cas de Montréal n’est pas très surprenant, la Fédération a déjà connu des divergences avec d’autres.»

À partir de là, en avril 2004, l’équipe de Montréal a retroussé ses manches pour créer un nouvel événement capable de remplacer les Jeux gais.

 
Voila en gros une bisbille de fédération… bref ce soir c’est la cérémomie d’ouverture. Ca risque d’être bien gros, 52 000 personnes sont attendues au stade olympique, dont nous 🙂 . Les artistes sont pour la plupart québecois, nous on les connait pas, on verra bien. Par contre il y aura aussi des prestations du mythique cirque du soleil et rien que ça, ça vaut la peine! Je doute qu’on ai le droit aux photos, mais si c’est le cas, on vous flachera tout ça!
 
Ah la vie est belle quand on a un huggy !
bises les lardons…
 

une star en non blog 26 juillet 2006

Filed under: blog — Aurélie @ 14:22
je suis publiée !!!! je suis publiée !!!! pi pas un poil de virgule en moins, pas une miette de mot de supprimer, je suis en intégral ! Avec un bonus,.. nos bobines en photos ! (bon z’oraient pu nous prevenir, je sais pas si je voulais que mon image soit revelée au monde moi, je me dit qu’un peu de mystere au début c’est bon aussi, sais pas … )
 
voila je suis contente, je voulais vous le dire, en toute modestie bien sur, vous me connaissez !
 
 

une nuit d’afrique s’abat sur non blog ! 14 juillet 2006

Filed under: blog — Aurélie @ 15:31
 
 
…vous me venerez mais vous ne savez pas vraiment pourquoi ?! Je m’en viens vous donner une bonne raison !Parce que tel que vous me voyez là,  sachez que  je suis mondialement reconnu (enfin !!!) pour mes qualités de nègre! Entendez le mondialement par le petit, tout petit univers montéalais, mais c’est un début, je ne compte pas m’arréter en si bon chemin !
 
Ma chère et tendre chouchou, surnommé pour l’occasion Huggy les bons tuyaux, nous a décroché un plan d’enfer. Nous allons voir des spectacles gratuitement avec une accréditation de presse. En échange, parce que rien n’est vraiment gratuit dans la vie, nous devons écrire un article sur ce spectacle pour la revue qui nous emploie. Ayant refusé l’offre du New York Times, nous écrivons donc pour le mensuel Etre Magazine, qui édite aussi un site internet. http://www.etremag.com/index_fr.shtml Notez, je dis nous, puisque je vous l’ai dis je ne suis que son nègre, l’ombre de son ombre!
 
Pour nos débuts (plus que prometteurs !) nous couvrons le Festival International Nuits d’Afrique de Montréal. Présenté depuis 1987, il va au delà de l’événement montréalais qu’il est. C’est un grand festival de musique africaine en salle et à l’extérieur, réunissant plus de 250 artistes, musiciens, chanteurs et danseurs. Unique dans sa catégorie, il personnifie un imposant pont intercontinental reliant les cultures d’Afrique, des Antilles et des Caraïbes à celles d’Amérique du Nord et, tout particulièrement, à celle du Québec.

Nos deux dernières soirées nous ont amenés au concert de Sara Tavarès et du très populaire Youssou n’dour. Voila ce que nous en avons dit :

  

Quand musique du monde prend tout son sens

 

Soirée d’avant première du festival nuit d’Afrique ce mercredi au Balattou. Nouvelle venue sur la scène musicale, Sara Tavares surprend par sa maturité et sa générosité. Née en 1978. Cette Capverdienne s’est formée elle-même, à Lisbonne, mais elle s’est connectée à son héritage rapidement.

 Le Balattou offre une ambiance intimiste a ses concerts. On est près de la scène, proche de la voix. Il aura fallu un bon jeux de jambes  aux serveuses pour slalomer parmi les nombreux spectateurs assis par terre faute de place disponible, tant Sara Tavares a fait le plein ce soir.

 Accompagnée de 3 musiciens   : un bassiste, un batteur et un instrumentiste-choriste. Sara Tavares a une voix douce et les chœurs beaucoup d’effets percussifs. Elle nous ballade aux sons d’instruments aussi curieux qu’improbables. Sa musique nous emmène des rythmes salsa créole aux trépidantes sonorités portugaises le tout sous un joli fond de folk des plus entraînant.

 On voyage, on se laisse littéralement bercer. Des le 4eme titre la salle reprend en chœur les refrains. Les yeux se ferment, la magie opère. On sourit de la jolie complicité qu’ils nous offrent.

 En 2eme partie finit les tabourets, sur scène on est debout, la salle ne tardera pas a suivre. Sara Tavares nous propose des titres plus rythmés et dansants. Elle alterne avec maestria des tonalités créoles de samba et autre bossa avec des sons plus reggae, plus folk.

La température monte au grand bonheur du public. Les corps se déhanchent, le ballatou est conquis et nous aussi.

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Le prince du Sénégal devient roi

 

Concert ouverture du FINA  au Métropolis ce 13 juillet.  Youssou N’Dour la très charismatique figure de proue de la world music, homme d’affaires prospère et humaniste accompli a ravi un public fourni venu à sa rencontre.

A regretter l’ acoustique relativement imparfaite de la salle. Une musique puissante couvrant en partie les voix, des aigus tonitruants. La première partie : Dibondoko, jeune groupe de six montréalais, peine a démarrer. Est ce leur style difficilement identifiable, confus ou l’artiste vedette trop attendu? On le sentait le challenge était difficile a relever et il ne le sera pas, malgré une remarquable énergie du chanteur.

Dés son entrée sur scène Youssou N’Dour est acclamé par un public de connaisseurs et de fidèles. Connu partout sur la planète, du japon au continent américain, le prince du Sénégal a un incontestable talent d’ambassadeur de la musique africaine.

Accompagné du  Super Étoile de Dakar, ils occuperont magistralement la scène, déployant une énergie géniale et communicative. La salle vibre et danse sur les rythmes du sud de la Casamance. Youssou N’Dour égraine différents titres issus de la musique traditionnelle sénégalaise, il fait mouche. La salle reprend les paroles, de l’émotion et du frisson. 

Invitée surprise : Sylvie Desgroseilliers. Elle reprendra avec Youssou : « Seven Seconds », la  pièce extrêmement commerciale qui lui a permis d’atteindre les sommets du palmarès. Duo très rock, mais relativement terne comparé à l’interprétation originale de Neneh Cherry.

Les rappels s’écourtent au grand désespoir de ses fans, Youssou N’Dour est attendu demain en Italie pour une série de concert. Cette soirée escale restera donc une belle pépite pour les quelques centaines de privilégiés présents au Métropolis. 

 

 Je n’ai pas encore prévu de séance de dédicace, qu’on se le dise !

Mouaaaaaaaa !

 

vacances de la construction

Filed under: blog — Aurélie @ 14:46
 
hello les lardons !
 
petite curiosité du moment ! les  vacances de la construction, moi j’en avais jamais entendu parler, mais manifestement ca a un impact non negligeable ici, augmentation du taux d’occupation des sites de vacances, augmentation du prix de l’essence et du trafic….
 
Au Québec, l’expression « vacances de la construction » désigne les deux dernières semaines civiles complètes du mois de juillet, période durant laquelles la quasi-totalité des travailleurs œuvrant sur les chantiers de construction bénéficient d’un congé obligatoire. Bien que cette mesure touche directement un peu plus de
120 000 personnes, on estime que près du quart des travailleurs québécois prennent congé durant cette période.
 
j’vous laisse ! ici ca dégouline, fait beau , fait chaud, mais fais surtout très très humide. 32 ° c mais ajouter y le facteur humidex*  et la température ressentie passe à 40°C ! Ah ca calme !
 
je vous salue, la bise chui po capable !
 
 
* L’humidex est un indice d’inconfort dû à la température et à l’humidité élevées.  Cet indice est une innovation canadienne utilisée pour la première fois en 1965. Ce sont les météorologues canadiens qui l’ont inventé pour indiquer de quelle manière le temps chaud et humide est perçu par la moyenne des gens. En effet, quand le temps est chaud mais sec, notre corps transpire et l’excédent d’eau peut être absorbé par l’air. Par contre, lorsque l’air est humide,  la transpiration ne peut pas s’évaporer aussi facilement : nous avons donc l’impression d’avoir chaud et d’être ‘collant’.
 

Quand le bleu gomme le rouge ! non blog reprend des couleurs… 2 juillet 2006

Filed under: blog — Aurélie @ 11:48

 

Samedi 1er juillet…jour prédestiné au bordel…puisque traditionnellement nos amis québécois déménagent en très grande partie ce jour là. Va savoir pourquoi ils font tous ça le même jour, ça semble tellement stupide. Imaginez des camions de déménagement a chaque coin de rues, avec un frigo qui rentre et un autre qui sort, les 2 se croisant dans des escaliers en colimaçon…bref on s’attendait à bien rire…

 

Bordel il y a eu, mais déménageurs, n’avons point vu. Montréal a connu d’autres soubresauts…un peu de rouge et beaucoup de bleu ! Le rouge ce fut pour les Canadiens, et leur fête nationale. Honte à moi, je ne sais ce qu’ils commémorent, ni comment ils le font. Apparemment, il y eu un défilé dans les rues à l’heure du déjeuner…des feuilles d’érable rouges pour emblème et de la musique, des chansons ??? Probablement que ce fut assez sage, comme chaque manifestation montréalaise.

 

Quand le bleu a envahit les rues ça l’a bien moins été !

 

Le foot moi j’aime pas ça. Mais je dois être comme ces millions de français qui ne peuvent oublier leur été 98 et ses folles soirées de liesse. Alors pensez bien un match France – Brésil, nous n’avions pas envie de le regarder seules dans notre salon. On se disait, si on doit avoir seulement quelques minutes de rêves et de joie, autant le vivre à plusieurs.

Direction le quartier le plus français de Montréal : le plateau Mont Royal…on trouvera bien des supporters et une bonne ambiance quelque part. Bon ! Nous ne sommes pas les seules a avoir eu cette idée là. Les bars sont pleins. On suit un gars qui dit connaître une bonne place. Arrivées au bar le « zinc » chouette quelques places de libres. Beaucoup de bleu, peu de jaune, on est à la bonne place ! Fin de première mi-temps, soulagées et très surprises de prétendre encore à quelques minutes de sursis. Puis l’espoir grandit, les bleus squattent longuement le camp adverse et ‘tain ‘tain ‘tain : ils marquent !!!! Souvenir, nostalgie de bars normands en 98, le même plaisir 8 ans après. Dieu que le temps est long ensuite, on surveille le chrono, on sirote la bière. Je me demande comment fait l’estomac du staff français pour résister à de telles épreuves. Arrive la délivrance, on a gagné, on a vaincu les Brésiliens!!!

 

 Grosse et fabuleuse surprise. On sort dans la rue histoire de profiter plus longtemps encore de la fête. Un instant j’ai un pincement au cœur en me disant « ah ! Si j’étais en France, y’aurait foule dans les rues, ce serait malade, mais je suis ici… »

On ne mettra pas bien longtemps pour s’y croire en France… les cris, les klaxons, les chants… des choses qu’on entend tellement peu ici (le québécois n’investit pas la rue, ni pour y revendiquer des choses, ni pour y manifester de la joie, c’est comme ça). Rue Mont Royal, devant chaque bar les drapeaux s’agitent, les gens crient leur joie, les sourires s’affichent dans toute la rue, les premières voitures viennent rythmer la danse. On remonte Mont Royal et là : joli moment, beau spectacle, une marée humaine descend la rue saint Denis (ma préférée ici ) des centaines de français agitent leur drapeau, et encore mieux les Brésiliens sont là, a jouer et a chanter comme ils l’auraient fait pour leur victoire. Belle leçon de fair play. Pendant une bonne heure la rue est à nous, on n’en finit plus de chanter, sauter. Nous étions fières de chez nous, là bas.

 

Peut être qu’il n’y a que le football pour donner des émotions pareilles, mais oui des émotions on en a eu cet après midi. C’était vraiment bon de voir la rue envahie, d’entendre les gens clamer la Marseillaise au son d’un trompettiste, de retrouver les chants supporters de notre victoire 98. Pour certains c’est beauf, mais nous à  7000 km de chez nous on a adoré ça. Puis reconnaissons le, au Québec, on sait s’amuser, prendre du plaisir sans pour autant déborder, et gâcher la fête.

 

La foule, bon enfant, après avoir joué un tantinet avec les forces de l’ordre qui claironnait des « bon! mesdames et messieurs pour votre sécurité veuillez rejoindre le trottoir » s’est doucement dispersée. Les policiers étaient d’une patience et d’un humour incroyable. Chapeau !

 

 

Nous avons vécu là, un joli moment de fête et de ferveur populaire, un très bon esprit animait la rue, ça restera un beau souvenir.

C’était le 1er juillet quand la rue St Denis étaient en bleu…et jaune !