le petit monde québécois d'aurélie

tout a commencé le 21 octobre 2005

quand la france s’enfonce dans un raisonement qui fait peur… 29 mars 2007

Filed under: blog — Aurélie @ 21:51

Pendant que le Québec élisait son nouveau Premier ministre, la course à la présidentielle française se poursuit… est ce parce que l’enjeu est important, pour un peu tout le monde, ou est ce le fait que nous soyons loin de notre pays, toujours est-il que je me sens très concernée par cette élection. J’essaie donc, de me tenir le plus au courant possible de ce qui se dit, du débat (assez creux d’ailleurs) et des enjeux de cette élection. Si je n’ai pas voté au Québec (il faut 1095 jours de présence au pays pour demander sa citoyenneté) j’ai au moins essayé de comprendre qui était les candidats, leur idéologie, leurs différences… L’actualité, comprendre le monde, aller au delà des titres d’infos, acquérir cette culture générale, cela a toujours été important à mes yeux et me passionne littéralement. J’aime écouter dans mon ipod des émissions politiques, c’est vous dire ! Voila pour le Québec c’est fait, d’aucun dirons mal fait, mais nous voila reparti avec Mr Charest… Mario Dumont leader de l’ADQ (comparé ici par certains, à juste titre ou non, à ce gros malade de JM Le Pen ) a crée la surprise, est a pris la tête de l’opposition, mettant le gouvernement de la province en minorité et donc en très grand danger, sans réelle marge de manœuvre. Ce système politique, un héritage de la couronne britannique, est assez incompréhensible pour nous pauvres français. Mais cette situation pourrait être la nôtre si notre élection n’avait qu’un tour aussi.

Alors quand je vois les infos d’hier soir en France, je suis assez consternée, on est parti dans une telle logique d’opposition droite et gauche qu’on en vient à dire n’importe quoi et à utiliser chaque fais divers pour valider sa thèse  même si pour cela il faut envoyer des messages dangereux et démagogiques. Je m’explique hier un monsieur, manifestement recherché par la police, expulsable, sans titre de séjour, prend le métro sans billet (bah oui chers lecteurs du monde, en France frauder les transports en commun, est considéré comme quasi normal) et le contrôleur (quand je pense qu’a Montréal ça n’existe même pas cette profession, parce que ça ne vient  pas à l’idée de quelqu’un de ne pas payer, sont ils des boeufs ou des moutons pour autant ?). Donc ce contrôleur, évidemment l’interpelle et s’apprête à lui dresser une contravention…le Mr n’apprécie pas et commence à vouloir le frapper, je crois même qu’il a réussit. Une foule s’agglutine autour d’eux, les gens scandalisés manifestent leur mécontentement. Normal vous allez me dire ! Mais attendez de savoir contre qui…  eh oui, contre le contrôleur et bientôt la police qui intervient pour le protéger.

Et que voit-on aux 20 heures le soir ? L’incident est relaté et là s’ajoute des commentaires, des réactions d’associations, de pseudo artistes venant crier à la honte policière, en peignant cette personne, à la base absolument hors la loi, comme une victime. Parce que pour eux faire un rappel à la loi, réclamer un respect de celle ci  c’est être le bourreau. Non mais j’hallucine, c’est quoi ce pays où tu es un pauvre minable si tu fais les choses correctement, et un héros, un modèle, si tu défais les mac do, ne pais pas tes impôts, écris des paroles d’appel au meurtre contre la police… 

Quant à l’attitude des candidats en lice pour l’élection, elle est tout aussi minable, on surfe royalement sur la démagogie et la récupération. Plutôt qu’affirmer leur soutien à ceux qui font leur travail et en plus sont victimes d’actes gratuits. Non on accuse la police, le ministre d’installer ce climat de tension et de conflit depuis un moment et ce ne serait, presque, que justice de recevoir le retour de boomerang. Donc ce contrôleur, ces flics s’ils se font cogner, ils doivent se flageller et s’excuser,… alors moi je propose de supprimer dés à présent la police et tous ces fonctionnaires, comme ça on gagnera de l’argent, puisque ce n’est pas nécessaire… non mais après tout soyons aussi débiles. D’ailleurs, parmi ces braves gens scandalisés, lequel accepterait de subir une telle violence dans le cadre de son travail.

Moi je me demande (et je n’ai pas forcement la réponse ) qui est responsable de cette opposition, qui la braille tout le temps, qui la  pointe sans cesse,  qui en profite le plus ? Oh les pauvres jeunes, oh la méchante police, c’est tellement manichéen et ridicule.

Si c’est braves poilitico-militants sortaient un peu de leur pays et allaient voir le monde, ils découvriraient à quel point on hallucine à l’étranger que la France soit dans une telle impasse et continue de s’y noyer avec autant de connerie. Bon sang soyons simples un peu… ne peut-on pas attendre de notre société un plus grand respect de soi et des autres. Se dire que, oui allez, admettons que certaines personnes pour foule de raisons voyagent un moment sans ticket, il ne s’agit même pas de les blâmer. Mais peuvent-elles alors accepter que lorsque tu joues avec le feu et que tu es pris en faute, tu dois en accepter les conséquences et ne pas rendre un individu responsable de règles définies par toute une société…

Quand dira t-on en France, qu’il est scandaleux de frapper (quelques fois à mort ) une personne, tout ça parce qu’elle représente l’autorité…  Ne sait-on jamais, peut être pourrons nous un matin, sous prétexte que notre croissant goûte le brûlé, se dire « aujourd’hui je vais cogner tous les boulangers »…

mais bon sang réveillez-vous… ou on s’en va comme ça ? des fois j’ai peur…

 

Rappelez-vous, Zazie disait tout le monde il est beau…

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quand la longue distance nous rapproche de chez nous !!! 23 mars 2007

Filed under: blog — Aurélie @ 09:23
 

  

les voilà… oui les voila les photos du périple au Mexique, rassurez vous foule anxieuse et impatiente… savourez moi ces beaux paysages et hurler votre jalousie, arfff je vous comprend bien !

 
Quelqu’un me disait il y a quelques jours, que manifestement je souffrais de la piquûre du Mexique. C’est vrai j’en ai tous les symptomes : quand on me demande comment c’était, je ne trouve pas les mots, je hausse les épaules et décline un GÉNIAL empli de nostalgie et de merveilleux souvenirs suivi d’un néanmoins sublime lacher de bras, qui se retrouvent immédiatement balants, et d’une moue à faire pleurer le plus insensible < c’est dur de revenir de là bas, c’est dur de rentrer>. C’est ça la piqure, aucun mot ne convient pour décrire ce pays, une profonde tristesse à l’avoir quitter et la sensation que de toute façon on y retournera, c’est sûr.
 
J’ai aimé le Mexique sans contest ! Pourquoi j’ai aimé ? Je dirai en vrac, parce qu’il y fait beau et chaud (on a dur croiser 2 heures de nuages en 10 jours) et après 3 mois dans le gris et les – 30  ça aide pas mal, parce que Oaxaca semble brut de décoffrage, naturel, peu américanisé, authentique d’odeurs et de couleurs, parce que les gens y sont beaux, ah pas des beautés plastiques de magazine, non beau du coeur, des sourires et une gentillesse du regard que je n’ai jamais rencontré… J’ai croisé des visages d’une sympathie inimaginable… longtemps je me souviendrai de cette vieille dame qui marchait le dos vouté, avec sa marchette,  son sourire, ses yeux quand elle m’a regardé comme ça, en me croisant… j’étais attendrie, émue… j’aurai aimé lui dire qu’elle me faisait là un joli cadeau et peut être le souvenir le moins périssable de mon voyage.
 J’ai aimé la tranquillité de vie, manifestement leurs journées ont plus de 24 heures à eux autres… déjà que Montréal comparé à Paris est zen, mais alors là c’est proche de la paralysie quelque fois. Mais en vacances, c’est vraiment bon de ralentir ainsi son mental.  Une mexicain pour lui l’urgent c’est pour demain : manana…Ça donne de long repas, le fast food c’est pour plus tard.  Le bonheur c’est que ces choses là ca vous imprme le corps, le we une fois de retour chez nous, nous étions toujours dans ce non rythme, assises à la table de notre déjeuner, celui-ci plus que consommé… à se dire bah qu’est ce qu’on attend là ? bah rien, c’est ça qui est bon, ne rein attendre, juste laisser le temps s’imprégner.
De Oaxaca, je garde le souvenir d’être vite chez moi, de marcher dans des rues qui me sont vite familières (ca aide une mémoire visuelle cela dit), d’avoir le sentiment que je ne serais pas si loin de mes repères ici, curieusement, bien moins qu’à Montréal. J’aime cette ville agitée, grouillante, odorante et son calme, son silence, sa magie une fois le coin de rue tourné. J’aime sa crême de mezcal, un peu moins les chapulines (quand même ca pue), ses doblé expresso et Zocalo ah Zocalo, depuis Beaubourg on ne m’avait pas fait ça… tu es vraiment centrale et quoi que l’on fasse c’est vraiment vers toi que l’on veut revenir.
A 6 heures de voiture de Oaxaca j’ai nommé Zipolite. J’aurai survécu aux 2 fois 6 heures de tournant et autres virages, merci à mon estomac de s’être aussi bien accroché, je sais que celui d’autres n’ont pas eu sa gentillesse et sa patience.
Je vous préviens, nous approchons de la partie égocentrique du récit, vous pouvez zapper et me retrouver en bas de page ! Je redoutai plutôt cette partie du séjour… le sable fin et le coucher de soleil sur la plage, bof très peu pour moi, la cabane en bois, ça pourquoi pas. Je me suis fait avoir, et en beauté. J’ai tripé sur Zipolite… je ne vous raconterai pas en détail, parce que c’est hautement intime et personnel… Mais voilà pour moi, au fin fond de mon âme, quelque chose s’est produit, quelque chose s’est déclenché, j’avais, il me semble, des choses a régler avec moi même et contre toute attente c’est là bas, après 48 heures d’inactivité quasi totale (et c’est surement pas un hasard) que mon moi à moi, de moi, pour moi, m’a parlé. Je suis repartie avec ce sentiment bizarre d’avoir laisser une partie de fardeau là bas, avoir néttoyé et cleaner mon âme… même aujourd’hui après une semaine, je percois cela… Peut être devrions nous plus souvent accepter que rien de ce monde ne vienne nous distraire ou nous solliciter, arrêter de se remplir pour mieux faire le vide. Zipolite tu auras été magique et troublant… le pacifique aura décidement emporté tous mes messages avec lui… merci à celui qui se reconnaîtra, d’être venu me retrouver, fais attention à toi, et pardonne moi si tu peux…
 
Si avec ça, vous ne voyez pas les symptomes de ma piqure Mexicaine, c’est que ce pays n’est pas fait pour vous, n’y allez pas.
 
La téquila ca fait pas de mal… c’est ce qu’ils disent… et c’est vrai !
 
Video: la plage de zipolite   Comme si vous y étiez …

 
 
 
 
 
 

Quand 49,5 cm font naître une tata au Mexique, et boulverse le monde ! 18 mars 2007

Filed under: blog — Aurélie @ 15:38
Corentin, mon neveu
 
Tu es arrivé dans ce monde le 5 mars dernier, à 16h46 (heure francaise). J’ai appris ta naissance au fin fond du sud du Mexique, sur un ordinateur relié au monde par internet, dans la posada Don Matias . A lire le mail de ton papa, ce matin là, je n’ai jamais rien ressenti de semblable, j’étais parcouru de tremblements, mes larmes coulaient, incontrolables, sur mon visage illuminé d’un sourire immense. J’étais boulversé d’une émotion unique. Mes yeux ne pouvaient quitter l’écran, il fallait que je te regarde, que je te regarde encore pour y croire, croire que tu étais enfin là, enfin arrivé au monde, toi que tu nous avons tant attendu, tant espéré.
Dés cet instant là un flot d’amour m’a inondé, un amour inconnu, inimaginable, tu es venu prendre une place qui n’étais que pour toi, un amour que tu ne voles à personne. Manifestement l’amour c’est le contraire d’un gateau, plus il ya de convives, plus il y a de part.
Corentin, tu as fais de moi ta tata, ca parait ringard comme ça, mais moi j’en percois toute l’importance, je me rejouis de ce rôle là, pour moi il n’a rien de ridicule. Ta venue est l’un des plus beau cadeau de la vie. Non seulement tu as fais de ton papa un homme heureux et fier de lui, et de moi quelqu’un qui a envie de transmettre tout le bonheur qu’elle a d’être encore en vie, malgré les coups durs et les claques de notre passé. De ton existence découlera une partie de notre joie de vivre.
 
Je formule le voeu que toi et moi soyons proches et ayons une longue vie de complicité, que l’on devienne important l’un pour l’autre, que nous puissions nous connaître,  découvrir ensemble les merveilles de cette planète. J’ai hâte de rencontrer la personne que tu es, découvrir le joli et brillant garçon que tu seras. J’ai déjà hâte de te voir grandir, évoluer auprès de moi, quelques soit les km qui nous sépareront, l’amour n’a pas toujours de distance.
 
Corentin, je te fais la promesse d’être là pour toi, d’être toujours là, d’être le baton sur lequel tu pourras t’appuyer, d’être le clown avec lequel tu pourras rigoler, d’être la personne avec qui tu pourras te raconter, d’être l’adulte avec qui tu pourra explorer les choses de la vie… je te fais la promesse de tout cela et bien d’autres choses encore.
 
Remercie fort tes parents de m’avoir offert ce magnifique présent, que t’avoir dans nos vies. Dis leur de ne plus s’inquiéter pour moi, que j’ai grandis dorénavant, que j’ai appris des choses, que j’ai retenu des leçons du passé, que je suis prête maintenant et que c’est à leur tour de se reposer sur moi, de me faire confiance.
 
Bienvenue mon neveu, bienvenue sur la planète bleue, bienvenue dans notre famille aux pouces plats.
Chausse tes baskets et prepare toi pour juin, je t’emmène aux pays des histoires d’Amérique.
Je t’aime déjà depuis 9 mois et pour longtemps encore, et comme dit l’autre:« pense à moi comme je t’aime »
 
ta tata d’Amérique
 

de la neige au Mexique sur non blog ! 3 mars 2007

Filed under: blog — Aurélie @ 13:58
bonjour les lardons
Mon marathon de boulot s’achève, ce fut 3 semaines d’intense labeur, j’ai presque retrouvé mes 40 heures semaines (mine de rien ici je suis plus souvent à 30 heures, au vu de notre travail il est difficile de faire beaucoup plus). Beaucoup de responsabilités, différentes choses à gérer avec la plupart du temps une grande autonomie, j’ai bien pris mon pied et je pense avoir donné le meilleur de moi.
Il est temps de s’accorder un petit break, au soleil….. du Mexique !!! Départ lundi matin pour un dizaine de jours à explorer ce pays totalement inconnu. Un petit programme se dessine déjè, mais nous laisserons place à l’improvisation. Je pars avec un sac à dos ridiculement petit, va falloir jouer les lavandières.
L’hiver ici n’est pas terminé, certes les températures ont bien remontées, on a enfin quittés les – 20° C qui s’accrochait à nos thermomètres depuis mi janvier. Hier Montréal a connu sa plus grosse tempête de neige de l’hiver, bien plus de neige que prévu par météo média. C’est environ 35 cm de neige qui a recouvert toute la ville en 12 heures de flocons interrompus. Ce n’est pas ma 1ère tempête, mais je trouve ça toujours  impressionnant. Hier soir au vieux port de montréal, le ciel était blanc opaque, on ne distinguait plus la rive en face qui est pourtant si proche. Nous étions entourés d’un univers de blanc, des hauteurs de neige rarement vus, un tapis blanc vierge de pas. Pour ceux qui ont vu le film «le jour d’après» et bien c’est un peu cette impression de fin du monde, je suis bien d’accord avec toi Dimitri, moi non plus j’aime pas trop.
Aujourd’hui cette neige va ravir foule de petits en grands enfants, surtout que commence ce week end, les vacances scolaires, ici ca s’appelle la semaine de relâche ! Et bien c’est exactement ce que je vais faire, me relacher !
 
Allez faut que je vous quitte, c’est que Dimitri, l’ingénieur en tunnel et sa tante préférée m’attende dans la poudreuse, ah ils aiment ça en manger.
 
Hasta la vista les lardons