le petit monde québécois d'aurélie

tout a commencé le 21 octobre 2005

Des moments de privilégiée… 27 avril 2008

Filed under: notre petite vie — Aurélie @ 17:23
Dimanche après midi, soleil éclatant, ciel bleu, terre de rempotage, bac à fleurs regarnis, odeur de vitres lavées, exemplair du Devoir chiffonné, pâte à pain qui lêve, chaise de balcon qui prenne l’air, thé glacé sur le comptoir, linge qui sèche sur la corde, voisins qui monte une serre, le cliquetis de 17h des barbecues, 92.5 qui délivrent des heures de musiques nostalgiques sans interruption de pub, un chat qui se roule sur le balcon, les yeux bleus-verts, des photos qui s’entassent dans la carte mémoire de l’appareil… voilà bien des signes de retour à la vie, de PRINTEMPS !!!! Enfin sortis de ce fabuleux hiver, nous revoila en t-shirt, le mollet timide qui remonte juste le pantalon. Nous revoila depuis 3 we qui arpentons la ville, les villes, légèrement vétus, l’oeil curieux du jeune arrivant, du touriste emerveillé.
 
Non l’hiver nous a pas eu, non, il nous a pas blasés, non, il nous a pas endormis, non, nous n’avons pas oublié que ici ou ailleurs on ne fait que passer, et que peut être on ne repassera pas. Alors regardons, volons toutes ces vues, kidnappons tous ces paysages, gravons tous ces moments, comme s’ils étaient les premiers, comme s’ils étaient les derniers. Faisons ce que l’on devrait toujours faire, regarder là ou le regard ne va jamais, arrêtons nous là on l’on doit toujours continuer, émerveillons nous de l’ordinaire, prenons un regard neuf sur les vieilles choses, prenons le temps là ou tout va vite, avançons là ou tout le monde recule. Soyons des curieux assoiffés, des touristes chez nous, ce fameux regard neuf de l’arrivant. Quel bonheur de ne l’avoir jamais vraiment perdu, quelques fois il sommeille, mais quand le printemps et la vie renaît, je le retrouve intact.
 
Je vous livre les photos de ces derniers week-end, je vous épargne le récit de ces ballades… C’est assez simple, imaginez faire les choses les plus banales du monde et à la fois, les plus importantes, ça ressemblera surement à ce qu’on a fait. Le pire !!! c’est que j’y ai pris / nous avons pris, un bonheur insensé à ces jours là, juste heureuses d’être lâ, de voir ce que beaucoup ne voient même plus, de réaliser la chance d’avoir ces amis là…. prévilégiées, nous ??? , totalement !
 
 
Que la personne qui aime à regarder nos photos de son pays, la fan de notre regard différent, se reconnaisse, ce billet lui est destiné ! 
 

quand la machine se retrouve au placard…. 5 avril 2008

Filed under: notre petite vie — Aurélie @ 19:25
Comme je vous le disais Elo m’a offert un baby tree. Bon d’ailleurs, continuez vos prières parce que je sens qu’on s’en va vers une phase soins palliatifs, j’espère un sursaut de vie, il peut pas me lâcher lui !
Elo est super généreuse, et mon amie !!! Quand je suis arrivée ici en octobre 2005, j’ai fait une petite fête de départ en France avec mes amis, mes bagages étaient bouclés, c’étaient vraiment nos derniers moments. A leur grande peine, impossible de m’offrir des choses, même un timbre poste ne serait pas rentré dans mes valises (et encore à l’époque la franchise de bagages des compagnies aériennes était très généreuse). Donc Elo est généreuse, mon amie, mais elle a aussi beaucoup de persévérance ! Quelques semaines après mon arrivée, je reçois un avis pour aller chercher un colis. A l’époque je ne connaissais pas le quartier, j’ai chercher un long moment pour trouver le bureau de poste. Je pouvais toujours chercher !!! Ca n’existe pas, les guichets de poste sont dans des magasins, un peu comme en France, où c’est le café du petit village qui dépanne. Je me retouve face à une énorme boîte renfermant ………… une machine à pain !!!
 
Oui parce que je vous l’ai dis Elo est généreuse, mon amie, persévérante, et une excellente boulangère. Je ne compte pas les fois où je l’ai tannée pour qu’elle me fasse de ses supers pains. A chaque fois que j’allais diner chez elle, qu’elle venait à la maison, elle était de corvée. Forcément à un moment, elle s’est dit : bon je vais lui offrir la machine, ça ira plus vite ! Je crois que j’ai jamais réussi à retrouver le goût de ses pains à elle, comme quoi a recette égale, il y a bien un petit quelque chose en plus, cet indéfinissable ingrédient.
      
Ma brave machine a donc fêté ses 2 ans, toujours aussi jeune et active, elle nous a régalé les papilles plus d’un matin. Et puis moi aussi j’ai mes fans, des hôtes qui sont toujours ravis que j’arrive avec ma dernière création. J’aime ce symbole d’apporter le pain, un pain que l’on a fait soi même, ca change des 3 tulipes fanées !
 
Mais voila, il y a quelques semaines, que l’émission : L’épicerie sur Radio Canada, nous présente une recette révolutionnaire de pâte à pain, SANS PÉTRISSAGE. Ultra simple, peu d’ingrédients et surtout aucun que l’on doit chercher dans un improbable magasin bio. J’avais de la peine à le croire, même en visionnant le sujet. À la tv ça marche toujours, on oublie juste de préciser que le gars est boulanger et a 20 ans de métier ! Sans y croire, je me lance, relis la recette 3277 fois, revisionne le sujet sur le site internet : la pâte semble pas mal, miracle elle gonfle et double de volume, rendue dans le four, les pains ne retombent pas et incroyable la coloration est sublime ! Les pains sortis du four sont spectaculaires, le résultat est si stupéfiant que mes amis sur internet ne croient pas à mes photos et pensent que je les ai prises sur un site de boulanger. Preuve ultime, je pose avec mes bébés, et eux sont béats d’admiration.
 
Depuis c’est la consécration et je suis la boulangère atitrée de la maison. Nos petits déjeuners du week-end sont parfumés de la baguette ultra fraiche…
Seul bémol, ma machine prend la poussière dans le placard et se remémore les temps glorieux où c’était elle qu’on admirait et nettoyait avec amour. Je l’entend marmoner avec rage que ce n’est qu’une passade et que je me fatiguerais de mon gros four informe.
 
 
 
 
 
Elo, tu viens casser une petite croute ?